Une mission d'utilité publique pour la sauvegarde de la biodiversité et des récoltes du Vermandois
Implantée au cœur du territoire de Beaurevoir dans le département de l'Aisne, la Société de Chasse de Beaurevoir exerce une mission continue d'utilité publique reconnue par l'ensemble des acteurs ruraux du Vermandois. Constituée sous l'égide de la loi du 1er juillet 1901, notre association assume la responsabilité légale et morale d'harmoniser la cohabitation séculaire entre la faune sauvage autochtone, les activités agricoles nourricières et les usagers civils de nos paysages naturels.
Dans un contexte d'intensification des variations climatiques et de mutation des paysages ouverts, le maintien d'une faune équilibrée ne s'improvise pas. Sans une surveillance rigoureuse et des prélèvements sélectifs calibrés sur les données scientifiques des fédérations cynégétiques, certaines espèces à forte dynamique reproductrice peuvent engendrer des dégradations considérables sur les semis d'hiver, les cultures de betteraves, de colza et de céréales indispensables à l'économie locale. À l'inverse, des espèces emblématiques de la plaine picarde, comme la perdrix grise ou le lièvre d'Europe, requièrent des mesures d'urgence d'aménagement de biotopes pour surmonter l'érosion de leurs aires de nidification.
Déclaration statutaire de financement non marchand : Toutes les cotisations des adhérents, redevances d'adhésion, subventions publiques et contributions volontaires sont intégralement réinvesties dans les missions d'intérêt général de l'association, comprenant l'entretien des zones refuges, l'achat de graines pour jachères faunistiques, le matériel de surveillance sanitaire et la prévention des dégâts de gibier. Notre structure est exempte de toute finalité lucrative ou commerciale.
Les 4 Piliers Fondateurs de l'Action Cynégétique
Conformément à nos statuts déposés en préfecture, notre action s'articule autour de quatre domaines d'intervention coordonnés, garantissant le respect scrupuleux du schéma départemental de gestion cynégétique de l'Aisne et des attentes de nos partenaires ruraux.
Protection Concertée des Terres Agricoles
Mise en œuvre de clôtures électrifiées temporaires sur les parcelles sensibles de maïs et de colza, battues d'effarouchement dissuasives et régulation ciblée des populations de sangliers afin de prévenir les indemnisations lourdes et préserver les relations de confiance avec les exploitants de Beaurevoir.
Comptages Nocturnes & Suivi Démographique
Collecte méthodique des indices kilométriques d'abondance (IKA) au printemps, baguage participatif des oiseaux migrateurs et transmission rigoureuse des données démographiques à l'Office Français de la Biodiversité (OFB) pour fixer les plans de chasse annuels.
Création de Bandes Enherbées & Points d'Eau
Implantation de jachères d'intérêt faunistique et floristique (JIFF), entretien des points d'eau forestiers permanents lors des sécheresses estivales et replantation d'essences arbustives mellifères favorables aux insectes pollinisateurs et au petit gibier sédentaire.
Partage Sécurisé de l'Espace Naturel
Mise en place d'une signalétique normalisée lors des interventions de régulation, concertation étroite avec les associations de randonneurs, cavaliers et vététistes, et respect strict des règles de sécurité publique lors de tous les exercices cynégétiques.
Une régulation raisonnée au service de la régénération forestière
Dans les boisements communaux et les parcelles privées sous bail cynégétique de Beaurevoir, la présence incontrôlée d'ongulés sauvages tels que le chevreuil ou le sanglier exerce une pression sélective particulièrement forte sur la régénération naturelle des essences nobles. L'abroutissement répété des jeunes pousses de chêne sessile, de hêtre et de charme hypothèque le renouvellement de la canopée et réduit drastiquement la diversité stratique de la forêt.
En appliquant avec rigueur les attributions préfectorales de bracelets et en planifiant les prélèvements sur des critères d'âge et de sexe, nos équipes de bénévoles formés garantissent le maintien d'une densité d'animaux compatible avec la vitalité des peuplements ligneux. Chaque intervention fait l'objet d'un enregistrement au carnet de battue communal et d'un contrôle biométrique minutieux permettant d'évaluer l'état sanitaire des populations locales.
Ce travail de sentinelle environnementale s'étend à la surveillance épidémiologique : veille sur la peste porcine africaine, observation des cas de gale sarcoptique chez le renard et détection des pathogènes émergents. En collaborant étroitement avec les services vétérinaires départementaux, notre association se positionne en premier rempart sanitaire pour les élevages domestiques et la faune sauvage du canton.
Dialogue permanent avec les parties prenantes et la municipalité
Le fonctionnement démocratique et transparent de la Société de Chasse de Beaurevoir repose sur une consultation régulière de toutes les parties prenantes de l'espace rural. Loin de s'enfermer dans un cadre corporatiste, notre conseil d'administration entretient des échanges constants avec la Mairie de Beaurevoir, la Chambre d'Agriculture, les propriétaires terriens exploitants, les gestionnaires de voirie et les associations environnementales locales.
Chaque début de saison cynégétique donne lieu à une réunion de coordination au cours de laquelle sont arrêtées les modalités de marquage des zones de chasse, les horaires d'accès prioritaires pour les promeneurs et les calendriers des opérations de prévention. Cette gouvernance ouverte favorise une cohabitation harmonieuse et désamorce tout conflit d'usage, faisant de notre territoire un modèle de conciliation entre préservation écologique et liberté d'accès à la nature.
Le Plan d'Action 2026 pour le Vermandois
Adopté à l'unanimité lors de la dernière Assemblée Générale ordinaire des membres, le Plan d'Action 2026 de l'association engage un programme ambitieux de travaux conservatoires et d'actions pédagogiques financés sans aucun recours au crédit ni aucune visée mercantile :
- Restauration de 4 kilomètres supplémentaires de haies champêtres composées d'arbres et d'arbustes indigènes (prunellier, aubépine, sureau, charme) pour recréer la trame verte entre les boisements de Beaurevoir et les plaines céréalières voisines.
- Installation de 15 nouveaux abreuvoirs et agrainoirs dissuasifs en périphérie des massifs forestiers pour fixer le grand gibier loin des zones de grandes cultures durant les périodes sensibles de floraison et de moisson.
- Organisation de 6 journées éco-citoyennes de nettoyage des sentiers ruraux, des dépôts sauvages en lisière forestière et des abords des routes départementales avec l'appui des bénévoles et des riverains.
- Déploiement d'un cycle de conférences et d'ateliers pédagogiques à destination des écoles et des familles pour faire découvrir l'écologie de la faune sauvage locale, la reconnaissance des empreintes et l'histoire des paysages picards.