Bilan du suivi hivernal des populations de chevreuils dans les massifs de Beaurevoir
Au terme d'un hiver marqué par des températures douces et une humidité prolongée des sols calcaires, la commission technique de suivi de la Société de Chasse de Beaurevoir a compilé les résultats des comptages aux phares et relevés pédologiques effectués entre janvier et fin février 2026.
Les effectifs de chevreuil (Capreolus capreolus) apparaissent stables et parfaitement intégrés aux capacités d'accueil des 320 hectares de boisements sous notre responsabilité. L'indice nocturne moyen s'établit à 2,4 animaux vus au kilomètre parcouru, ce qui correspond exactement aux préconisations d'équilibre sylvo-cynégétique fixées par l'Office National des Forêts. Aucune surmortalité n'a été constatée et l'abroutissement sur les régénérations naturelles de hêtres reste contenu à moins de 8 % des tiges d'avenir.
Ce diagnostic confirme la pertinence du plan de tir attribué pour la saison écoulée et servira de référence pour les propositions que notre président Alom Khan soumettra à la commission préfectorale pour la saison 2026-2027.
Restauration des corridors biologiques : 800 nouveaux arbustes plantés par nos bénévoles
Dans le cadre de son engagement pour la trame verte de Beaurevoir, l'association a orchestré deux journées consécutives de plantation en bordure de chemins communaux. Grâce au concours d'une vingtaine de sociétaires et d'habitants bénévoles, un linéaire de 650 mètres de haies composites a été créé.
Les essences retenues privilégient la biodiversité autochtone : néflier, prunellier, aubépine monogyne, cornouiller sanguin et noisetier sauvage. Ces haies bocagères jouent un triple rôle écologique capital : elles constituent des refuges de nidification pour la perdrix grise et le bruant jaune, freinent l'érosion éolienne des limons sur les parcelles agricoles et fournissent une ressource alimentaire hivernale essentielle pour la petite faune.
L'association prendra en charge l'arrosage de secours durant les premières chaleurs estivales et le paillage biodégradable au moyen de broyat de bois fourni gracieusement par les exploitants forestiers locaux.
La chasse associative loi 1901 : un modèle républicain de conciliation rurale
À l'heure où les débats sur l'usage de la nature traversent l'espace public, il importe de rappeler la spécificité démocratique des sociétés communales de chasse régies par la loi de 1901. Contrairement aux pratiques marchandes ou aux réserves d'actionnaires privés, notre structure est ancrée dans le suffrage universel de ses membres et la concertation directe avec les représentants de la commune.
La chasse populaire et responsable incarne une forme vivante d'écologie appliquée, où la régulation des espèces n'est pas sous-traitée à des intervenants extérieurs rémunérés, mais assurée bénévolement par des femmes et des hommes qui arpentent le terroir tout au long de l'année, entretiennent les sentiers et surveillent les foyers épidémiques sans qu'il en coûte un seul centime aux contribuables municipaux.